Bonjour Roger,
Super content que quelqu'un s'intéresse au côté mécanique de l'engin, ci-dessous une tentative d'explication
Bien cordialement
Système qui déclenche le changement de direction
C'est grâce à un système qui était très en vogue dans les jouets des années 60.
Désolé mais l'explication est un peu compliquée :
Mécaniquement c'est un train épicycloïdal un peu particulier, qui est une sorte de demi différentiel (Page wikipedia sur les trains epicycloidaux
https://fr.wikipedia.org/wiki/Train_%C3 ... o%C3%AFdal).
Je vais essayer d'expliquer le plus simplement possible :
Si vous regardez la
3ème photo en partant du haut de mon mail : tout est là. On y voit
le train avant avec les 2 roues motrices et la transmission par renvoie d'angle.
Là on se dit : et alors, ça explique pas pourquoi l'engin change de direction ?
Et bien en fait le train avant n'est pas fixe il peut tourner sur lui même
Capture.jpg
, donc l'engin est capable de tourner.
Mais qu'est ce qui va bien pouvoir le faire tourner quand il rencontre un obstacle ?
1ère explication "intuitive"
Le fait que le train tourne librement, fait que la vitesse du moteur peut se répartir entre la rotation du train et la rotation des roues.
Plus les roues vont rencontrer de la résistance dans leur rotation plus le train avant (donc l'engin) va tourner.
Si les roues rencontrent peu de résistance, il va y avoir un moment ou "il sera plus facile" de faire tourner les roues que le train sur lui même et l'engin va cesser de tourner et avancer.
2ème explication, attention c'est un peu plus mathématique comme formulation 
)
C'est là qu'il faut utiliser les calculs des trains épicycloïdaux, en gros on obtient une formule du type :
(1) Vitesse du moteur = k1 * Vitesse de rotation des roues + k2 * Vitesse de rotation du train sur lui même
Cette formule est typique des trains épicycloïdaux (et différentiels) : elle indique que la vitesse moteur se répartit en 2 vitesses (comme dans un différentiel où la vitesse se répartit entre les 2 roues du train)
Dans notre cas, l'engin peut se trouver dans 2 situations :
1er cas, un obstacle : Les roues sont bloquées
- Vitesse de rotation des roues = 0
- en appliquant la formule (1) on a : Vitesse de rotation du train = Vitesse moteur / k2 => l'engin tourne
2ème cas, pas d'obstacle, les roues ne sont pas bloquées
Etant donné que mécaniquement la mise en rotation des roues demande une force (un couple) plus faible que la mise en rotation du train, ce sont elles qui vont tourner.
- Vitesse de rotation des roues = Vitesse moteur / k1 => l'engin avance
- D'après la formule (1) : Vitesse de rotation du train = 0 => l'engin ne tourne plus
On voit bien ici que le raisonnement est proche de celui qui s'applique à un différentiel. Par exemple prenons une voiture embourbée : La roue qui est dans la boue oppose beaucoup moins de couple que l'autre, donc elle prend toute la vitesse du moteur et l'autre ne bouge plus (c'est là où on demande à la passagère compatissante de pousser un peu ou alors on a un 4 x 4 et on bloque le différentiel).
Le "clac clac"
En fait le clac clac vient du
système qui fait clignoter les ampoules. (dernière photo en bas). L'arbre moteur tourne et déplace des plaques souples en plastique munies de vis qui font contact (un peu comme le distributeur d'une voiture je crois).
Tout est mécanique, c'est ça que j'aime bien et à ma grande surprise c'est fiable.